On ne peut pas imaginer les épreuves des juifs pendant la seconde guerre mondiale. Cette
petite histoire nous donne une idée.
LE VELODROME D'HIVER
Le 16 Juillet, 1942, 2heures du matin. Paris.
J’ai demandé à
mon épouse, « Qu’est-ce que c’est le bruit, Luc ? »
« Je ne sais
pas, c’est trop tôt pour ces boucans ! »
Je me réveillais quand on a sonné à la porte.
Je n’ai pas
bougé. Luc m’a regardée, ses yeux étaient frénétiques. Rapidement, nous nous
sommes habillés. Encore on a sonné.
« J’arrive !
Un moment s’il vous plait ! » Il a cri. Il a baissé sa voix et
s'est mis à chuchoter. « Sophie, ne dis rien, comprend ? Rien ! »
Je l’ai poursuivi
à la porte. Lentement, Luc l’a ouverte. Deux policiers français nous attendaient grands et habillés en noir.
« Vos
papiers s’il vous plait. » Pétrifiée,
Je leur ai donnés nos documents. « Juifs, » le policier a grogné. « Venez
avec nous, immédiatement. On n’a pas de temps pour faire les valises.
Allez ! »
J’ai attrapé la
main de Luc et nous avons quitté la maison. Les policiers nous regardions comme
des criminels. Nous marchions envers la rue centrale, envers le bruit. Eventuellement,
nous sommes arrivés. La première chose que j’ai remarquée était les étoiles. Chaque
personne que j’ai vu ; les enfants,
les femmes et les hommes portaient une étoile, comme moi. J’ai scruté la grande foule pour
trouver les Nazis. Je n’ai rien trouvé.
Il y avait seulement des français.
La police nous a rassemblés comme des animaux.
Il y avait un désordre absolu. Luc tenait ma main
en traversant la rue envers le vélodrome. Devant nous, un vieil homme est
tombé. Personne ne l'a entendu crier au secours. J’ai commencé
à pleurer. Chaque juif ici avec nous le savait. On savait que c’était la fin.
« Bienvenue
au Vélodrome, juifs ! » Un
policier a cri. « Si vous essayez d’échapper, nous tirerons sur
vous. »
En entrant le
Vélodrome, j’ai jeté un coup d'œil à mon épouse. Il pleurait aussi.
« Je t’aime Sophie, quoi qu’il
arrive. »